James Brown

Publié le par Chloé.N

Le parrain de la Soul

25 décembre 2006. Alors que petits et grands découvraient avec empressement leurs cadeaux en ce matin de Noël, le monde de la musique était en deuil. Celui que l'on surnommait Mister Dynamite venait de s'éteindre. Le grand performer qu'était James Brown s'en était allé à l'âge de 73 ans.

Une carrière, pour James Joseph né le 3 mai 1933 à Barnwell, un patelin de la Caroline du Sud, qui se compte en plusieurs décennies, en dents de scie, émaillé par de multiples passages par la case prison. James Brown n'en reste pas moins un artiste exceptionnel avec de multiples casquettes : multi instrumentaliste autodidacte, chanteur, producteur, danseur. Ah les performances scéniques du grand James Brown... Qui ne se souvient pas de ces fameux grands écarts qui en ont inspiré plus d'un ? La voix rauque du rhythm and blues, du R&B, du funk est une bête de scène survoltée, dotée d'une énergie débordante.

James Brown, ça reste Sex Machine, It's A Man's Man's Man's World, I Feel Good. Mais aussi d'autres morceaux moins connus comme Try Me, Please Please Please, Out Of Sight, morceau dont la musique n'est pas sans rappeler Papa's Got A Brand New Bag.

Le chanteur se fait en 1968, le porte-parole de la communauté afro-américaine avec son titre manifeste Say It Loud - I'm Black And I'm Proud (Dites-le haut et fort - Je suis Noir et je suis fier). Il est alors invité sur plusieurs plateaux de télévision pour calmer les esprits lors des émeutes qui font rage à Los Angeles, suite à l'assassinat du pasteur Martin Luther King.

S'ensuit dans les années 80 une période plus calme, où James Brown se met à fréquenter les plateaux de cinéma. Il incarne ainsi une prêtre déjanté dans les Blues Brothers, au côté d'Aretha Franklin, fait une apparition dans Rocky IV où il interprète Living in America, ou dans un épisode de Miami Vice.

Mais jusqu'à la fin de sa carrière, l'artiste fait beaucoup plus parler de lui dans les rubriques de faits-divers pour ses arrestations pour possessions de drogues et de port d'armes, ses multiples passages en désintoxication et pour violences conjugales.

Il revient cependant en 2005 pour un “duo” avec les Black Eyes Peas sur le titre They Don't Want Music.

James Brown reste aujourd'hui l'un des artistes les plus samplés. Pour exemple, The Payback a été repris par le groupe de R&B En Vogue avec le titre My Lovin', mais ce sont les groupes de rap et les DJ qui en sont les plus friands.

Près de dix ans après son décès, le Godfather of Soul, continue d'inspirer la jeune génération, à l'instar de Bruno Mars.

Bien que le chanteur soit décédé le 25 décembre 2006, il aura fallu attendre... le 10 mars 2007 pour que le chanteur puisse enfin reposer en paix.

James Brown "It's A Man's World" Live in Paris 1967

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Commenter cet article

Sharonne 25/03/2016 17:40

Coucou,
C’est vrai qu’on ne peut pas parler du blues sans faire allusion à James Brown. Il reste l’un des chanteurs les plus talentueux de sa génération. J’ai d’ailleurs une préférence pour son titre It's a Man's Man's Man's World.

Chloé.N 25/03/2016 23:49

Bonsoir Sharonne,
C'est vrai, un grand monsieur de la musique et un sacré danseur...